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La loi HADOPI, au bon lait de brebis

Et si tu paies le prix, t’as rien compris !

mardi 20 janvier 2009, par etilem

Je ne compte pas acheter du mp3 en ligne au même tarif que celui du CD original puisque le mp3 a une qualité dégradée ! QUE LES MAJORS DU DISQUE REVOIENT LEUR COPIE !!

Prenons l’exemple de la musique vendue sur les iTunes Music Stores. Elle est au format AAC avec un débit de 128 Kbps, c’est un format de compression utilisé pour économiser la taille et donc le temps de téléchargement du fichier qui est mis en vente, ou pour d’autres raisons plus ou moins avouables.

Il y a donc perte de certaines données originales ! La qualité de tout morceau compressé de cette manière est donc DÉGRADÉE ! Avec un peu d’attention et d’habitude, on distingue assez facilement à l’écoute la différence entre un morceau compressé et un morceau original.

En revanche, un format dit « lossless », littéralement « sans perte », comme l’Apple Lossless, le FLAC ou le WavPack, permet de conserver sous forme numérique un morceau dans son intégrité d’origine tout en économisant tout de même la place occupée : le fichier dérivé fait environ 40-50% de la taille du fichier original pour les formats lossless les plus efficaces.

Les tarifs d’un morceau acheté sur les iTunes Music Stores sont de 0,99 € le morceau et de 9,99 € l’album.

Les tarifs d’un album de morceaux originaux sur CD sont du même ordre.

Dans un contexte de piraterie audio-numérique massive, et en admettant que nous sommes tous des consommateurs vertueux et respectueux du droit à la rémunération de l’auteur et des investissements nécessaires à la production d’un album, pourquoi irions-nous acheter sur le Net de la QUALITÉ DÉGRADÉE AU TARIF DE LA QUALITÉ ORIGINALE disponible sous forme CD ???

A charge pour les Majors d’utiliser des mesures de protection du droit d’auteur INTEROPÉRABLES, c’est-à-dire qui ne m’oblige pas à succomber à une vente liée d’un système d’exploitation pour nécessairement lire l’oeuvre achetée, et assez efficaces pour permettre une diffusion sécurisée des oeuvres originales.

Ou alors, à baisser le prix du morceau vendu et à informer le consommateur qu’il s’agit d’une version dégradée de l’oeuvre originale... avec un lien pour acheter le CD original qu’il recevra par la poste... mais seulement s’il en a vraiment marre d’écouter de la fast-music.



5 Messages de forum

  • Super ! un coup de gueule :-) 21 janvier 2009 16:43, par Mathieu S.

    Petite question : j’aime bien l’expression "fast-music", mais fait-elle référence à "fast-food" (= malboufe) ou à une célèbre chaine de supermarché spécialisée dans la culture et le multimédia qui s’écrit en 4 lettres, dont un F et un A, tout comme le mot "fast" ? ;-)

    • Super ! un coup de gueule :-) 21 janvier 2009 18:49, par Etilem

      merci,

      ah oui, ce qui est bien avec les jeux de mots, c’est qu’ils sont à géométrie variable :)

      il faut y voir principalement une référence à la malbouffe en effet

      ... ou à la junk-food, comme les barres énergétiques au caramel chimique !

      • Super ! un coup de gueule :-) 22 janvier 2009 18:37, par Etilem

        ... ou à la néfaste-music à la limite ;)

        • Super ! un coup de gueule :-) 22 janvier 2009 21:38

          un peu plus intello : Pierre Bourdieu dans une interview sur le rôle des médias, parle des fast-thinkers ; ces experts prêt-à-porter qui ont une opinion sur tout.

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